29.02.2008
Le Choix de Jean
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21.02.2008
Le Luxembourg est le troisième pays européen à légaliser l’euthanasie : Revue de Presse
Le Luxembourg devient le troisième pays de l'UE à dépénaliser l ...
AFP -
En France, le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), Jean-Luc Romero, a adressé "ses félicitations au peuple ...
Dépénalisation de l'euthanasie: l'ADMD félicite le Luxembourg
Le Monde - Paris,France
Le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), Jean-Luc Romero, a adressé ses félicitations au peuple luxembourgeois et à ses ...
Le Luxembourg dépénalise l'euthanasie
France 2 - France
Le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), Jean-Luc Romero, a adressé "ses félicitations au peuple luxembourgeois qui ...
Dépénalisation de l'euthanasie: l'ADMD félicite le Luxembourg
Le Monde - Paris,France
Le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), Jean-Luc Romero, a adressé ses félicitations au peuple luxembourgeois et à ses ...
Le Luxembourg devient le troisième pays de l'UE à dépénaliser
Romandie.com - Genève,Switzerland
En France, le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), Jean-Luc Romero, a adressé "ses félicitations au peuple ...
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20.02.2008
Le Luxembourg est le troisième pays européen à légaliser l'euthanasie
Communiqué du 20 février 2008
Le Luxembourg est le troisième pays européen à légaliser l’euthanasie
Dans la nuit du 19 au 20 février, les députés luxembourgeois ont voté la loi Err/Huss de dépénalisation de l’euthanasie, faisant du Grand Duché le dernier des trois pays du Benelux à légaliser l’euthanasie et le troisième de l’Union européenne.
Naturellement, l’ADMD se réjouit de ce vote et souligne le côté paradoxal de la situation actuelle. Le progrès, l’ouverture d’esprit, l’humanisme, en matière sociale, sont rarement du côté des républiques. L’exemple nous vient des têtes couronnées. Seulement parce que ces démocraties sont bien plus à l’écoute des citoyens que ne l’est un pays comme la France, avec une élite sur de son fait et ultra-conservatrice.
"Ce n'est pas dans la légalité que les abus ont lieu, mais bel et bien dans l'illégalité. La question de l'euthanasie n'échappe pas à cette règle. " C'est en ces termes que Jean Huss, député Vert et co-rapporteur du projet de loi, a défendu le point de vue de son groupe.
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, adresse ses félicitations au peuple luxembourgeois qui évolue dans le sens de la liberté et à ses représentants qui ont su prendre en compte ses aspirations légitimes. Il rappelle qu’en France, le grand débat sur la fin de vie n’a toujours pas eu lieu alors que près de 80% des Français le réclament. Actuellement, une grande campagne de mobilisation des parlementaires a été initiée au moyen de cartes postales et de pétitions qui ont été signées sur près de 200 marchés la semaine dernière.
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28.11.2007
L'acharnement thérapeutique recule en Suisse
En Suisse, les médecins prennent plus que dans d'autres pays des décisions de fin de vie. Une pratique tolérée par la loi.
Euthanasie passive. Euthanasie active indirecte. A l'heure où les suicides assistés organisés par Dignitas défraient la chronique, ces mots dérangent. Ils ne sont pourtant que l'illustration d'une réalité quotidienne dans les hôpitaux, particulièrement en Suisse. Celle des «décisions de fin de vie» prises par les médecins et par les équipes hospitalières en accord avec le patient et sa famille. Débrancher un respirateur. Renoncer à un traitement parce qu'il ne fait que prolonger les souffrances d'un mourant. Prescrire un antidouleur de type morphine, qui peut potentiellement provoquer la mort. Des gestes qui ne sont pas interdits par la loi, contrairement à l'euthanasie directe, soit l'administration d'une substance létale dans le but de donner la mort, qui s'apparente à un homicide.
En Suisse, les deux tiers des décès suivis médicalement font suite à une décision qui a pu hâter la mort. Une proportion plus importante que dans cinq autres pays européens: Pays-Bas et Belgique, où l'euthanasie est aujourd'hui autorisée, Danemark, Suède et enfin, Italie, où seul le tiers des décès fait suite à une telle décision.
Ces chiffres sont le résultat d'une étude européenne effectuée il y a quelques années et étayée récemment dans la revue française Population et sociétés.
Selon cette étude, l'euthanasie directe et le suicide assisté ne représentent qu'une infime proportion des morts suite à une «décision de fin de vie» en Suisse. L'immense majorité des décès «hâtés» le sont par des gestes admis par les instances médicales. Pourquoi cette tendance en Suisse plus qu'ailleurs?
Selon le docteur de l'Université de Zurich Georg Bosshard, qui a participé à l'étude européenne, l'explication aux chiffres helvètes tient dans la continuité d'une réflexion amorcée il y a trente ans déjà. «En 1975, un médecin alémanique du nom d'Haemmerli a été accusé de meurtre alors qu'il pratiquait l'abstention thérapeutique sur des malades en phase terminale. Il a été défendu par d'autres docteurs, et l'académie suisse de médecine a été la première en Europe à éditer des directives sur le sujet.»
En effet, si les morts suite à un traitement de la douleur (morphine) sont à peu près comparables dans les six pays étudiés, c'est l'abstention thérapeutique qui fait la différence : en Suisse plus souvent qu'ailleurs, on décide d'interrompre ou de ne pas mettre en oeuvre un traitement qui pourrait prolonger la vie du patient. L'acharnement thérapeutique perd donc du terrain. Selon l'étude, ce choix est fait la plupart du temps avec l'intention explicite d'abréger l'existence. Pour Christiane Augsburger, membre de la Commission nationale d'éthique et ancienne directrice de l'Ecole de La Source, à Lausanne, «lorsqu'une personne ne supporte plus sa souffrance, ces gestes sont courageux, empathiques et respectueux de la part des médecins».
Selon Claudia Mazzocato, médecin-chef des soins palliatifs au CHUV (Centre hospitalier universitaire vaudois) de Lausanne, «ce qui nous importe, c'est le confort physique et psychologique du patient. Si ce dernier est dans le coma, on va peut-être renoncer à lui administrer des antibiotiques, parce qu'ils ne vont pas améliorer sa qualité de vie. De même, lorsqu'on interrompt une dialyse chez une personne en fin de vie, c'est que ce traitement comporte plus d'effets négatifs pour celle-ci que de bénéfices. Ne pas prendre une telle décision peut signifier prolonger une agonie douloureuse.» La fréquence et l'acceptation de ces décisions est-elle un signe de la toute puissance du corps médical? Non, selon Alberto Bondolfi, professeur d'éthique à l'Université de Lausanne et membre de la Commission nationale d'éthique. «En Suisse, ces décisions sont généralement prises en accord avec toutes les instances concernées, y compris le patient et la famille. On recherche le consensus.»
Dans ces gestes médicaux qui écourtent la vie comme dans le suicide assisté, le but est pourtant le même: éviter au patient des souffrances inutiles. Dès lors, pourquoi ces actes suscitent-ils moins la polémique lorsque ce sont les médecins qui les effectuent, que lorsque le patient ingurgite lui-même un poison sous assistance? Parce qu'ils laissent la nature prendre le relais, répondent en substance plusieurs des spécialistes interrogés. Pour Claudia Mazzocato, «lorsqu'on débranche un respirateur, on laisse les choses se dérouler naturellement.» Contrairement à l'euthanasie directe ou au suicide assisté, où on laisse agir un poison.
Source : Le Matin On Line - 24/11/2007
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27.11.2007
Euthanasie : le fondateur de Dignitas veut saisir les juges de Strasbourg
Le fondateur de l'organisation d'aide au suicide Dignitas veut saisir la Cour européenne des droits de l'Homme pour créer un précédent en Allemagne. Une décision des juges de Strasbourg pourrait conduire à ce que soit trouvée rapidement une solution unifiée pour toute l'Europe, explique samedi Ludwig Minelli dans le quotidien suisse "Der Bund".
Le droit à une aide au suicide est pratiquement garanti pour les personnes qui résident en Suisse, selon l'avocat Ludwig Minelli. Son objectif est cependant une application globale de ce qu'il considère comme un droit humain. C'est la raison pour laquelle Dignitas offre également, en Suisse, un suicide assisté à des Allemands.
Dignitas n'est pas seulement un "prestataire de services, mais également une organisation de combat", a plaidé son fondateur. Il entend ainsi créer un précédent en Allemagne, pays où l'aide au suicide n'est pas interdite, mais où il existe un devoir à venir en aide aux personnes en détresse.
En Allemagne, les personnes présentes doivent tout faire pour sauver une personne qui veut mettre fin à ses jours. En conséquence, ces dernières utilisent un poison mortel à effet très rapide et restent seules durant les dernières minutes de leur existence. Cette situation est inhumaine, a dénoncé Ludwig Minelli.
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21.11.2007
Interview de Hans Wehrli, président de EXIT Suisse Alémanique, pour le journal allemand Arztezeitung
Arztezeitung : Pourquoi est-ce que Exit n’est pas accessible pour les étrangers ? Pensez-vous qu’ il y a un danger d’abus ?
Hans Wehrli : Il n’y a pas de raison éthique,l égale ni médicale contre l’accompagnement d’étrangers en Suisse. Le droit à l’auto-détermination pour la vie et pour la mort s’appuient sur l’article 8 de la Convention des Droits de l’Homme (décision du Tribunal Fédéral Suisse de novembre 2006) et doit être appliqué dans toute l’Europe. Nous, les Suisses, ne pouvons pas affirmer que les droits de l’homme s’appliquent aux Suisses mais pas aux étrangers qui ont le droit d’entrer chez nous. L’idéal serait que ces droits de l’homme soient appliqués dans tous les autres pays européens. Qu’est ce qui fait qu’un vieillard de 80 ans seul et malade vienne avec sa roulotte de Berlin jusqu’en Suisse pour mourir dignement sur un parking désert à la lisière d’un bois ? D’une mort qui ,à ses yeux et selon son propre système de valeurs, est plus digne qu’une souffrance qui selon sa perception personnelle ne l’est plus. Serait-ce qu’en Allemagne quelque chose ne marche pas comme il faudrait ? La raison pour laquelle nous qui travaillons pour Exit ne pouvons offrir d’accompagnement aux étrangers, c’est qu’avec la meilleure volonté du monde, la Suisse ne peut pas résoudre tous les problèmes des mourants de toute l’Europe. Ni nos ressources ni les exigences rigoureuses de qualité et de soins qui nous caractérisent ne le permettent. Nous serions malheureusement dépassés par les évènements.
Arztezeitung : Quelles serait à votre avis les meilleures règles juridiques pour permettre une transparence totale et inattaquable à l’aide aux mourants ?
Hans Wehrli : Une règlementation juridique inattaquable ne peut pas exister dans une démocratie véritable.Tant que l’aide à mourir existera, elle aura des oppositeurs, qui ont le droit de se battre pour empêcher que ces lois soient votées, avec tous les moyens à leur disposition. Et d’ailleurs ils ne s’en privent pas, en particulier les deux églises en Allemagne, bien que la majorité des Allemands aimerait voir une libéralisation des lois. L’Allemagne est le seul pays d’ Europe dans lequel il n’y a eu aucun pas vers la libéralisation ni dans la législation ni dans la pratique.
Avant de proposer une nouvelle loi, il faut être clair sur le but recherché. Les objectifs d’une loi sur l’ aide à mourir devraient être :
1) La garantie du respect du droit à la liberté de choix pour la vie et pour la mort ou au moins qu’il n’ y ait pas d’ obstacles à ce droit.
2) Il faut pouvoir empêcher les dérives comme des motifs égoistes (par exemple)
Si on arrive à s’entendre sur ces deux objectifs, ce ne sera pas si difficile de formuler la loi. Si on n’ est pas d’accord là-dessus, cela ne vaut même pas la peine de discuter. Je reste à votre entière disposition.
Merci à Jacqueline Jencquel pour la traduction française
14:55 Publié dans ADMD Europe, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Admd, euthanasie, Exit, Hans Wherli
20.11.2007
ADMD Espagne et groupe de travail
Jacqueline Jencquel, Déléguée nationale de l'ADMD, fait passer une information du président de l’ADMD Espagne, Fernando Marin au sujet du groupe de travail "Encasa" (a la maison) qu’il dirige à Madrid.
La mort arrive tous les jours.. Chaque jour une centaine de personnes meurt à Madrid, un tiers par accident, le reste, la majorité, après un processus qui dure des mois ou des années.
Mourir chez soi est une bonne option. Le domicile, le foyer de chacun, son intimité.. Le meilleur endroit pour vivre la fin d’une vie qui regarde la mort en face, sans peur, d’égal à égal, une mort sereine et apprivoisée, respectueuse de l’ humain qui est en chacun de nous.
Beaucoup de gens terminent leurs jours à l’hôpital parce qu’ils le souhaitent ou à cause des circonstances (peur, solitude, insécurité, ignorance)
En beaucoup d’ occasions bien qu’on "la sentait venir " la mort arrive comme une étrangère, prévisible mais à l’improviste, quelquefois même d’ une manière désespérée… Ainsi nous ratons l’occasion que nous donne la maladie de la recevoir le mieux possible : comme un évènement qui fait partie de la vie, comme un pas en plus, le dernier de ce monde vers l’inconnu. La mort n’est pas notre ennemie, les ennemis sont la souffrance et la maladie.
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