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25.09.2007

Jean-Luc Romero, président de l'ADMD, s'exprime sur l'affaire Maïa Simon


Commentaires

j'espère de tout mon coeur que nous arriverons à faire admettre que vous avons librement le droit de nous en aller
et je vous félicite de vos effeorts et de votre ténacité

Ecrit par : mylene demongeot | 25.09.2007

Merci d'avoir adressé les différents emails, l'information est tellement importante et elle arrive ainsi dans l'instant T.
Merci au Président pour la franchise dans ses interventions.
Que l'ADMD continue à soutenir tous ceux qui veulent vivre dans la dignité et donc mourir avant la déchéance, même s'il n'y a pas de maladie ou de souffrance.

Ecrit par : Voury | 25.09.2007

Bonjour,
adhérente de l'ADMD, j'ai été très impressionnée par la dignité et l'humanité du témoignage de Maïa Simon et suis touchée aujourd'hui par l'annonce du double suicide du couple de M.Gorz. Je vois là deux événements qui devraient faire avancer l'opinion publique d'une part et surtout, d'autre part, pousser la classe politique à revoir d'urgence la législation.
Nous nous trouvons en fait dans une situation semblable à celle qui a précédé la libéralisation de l'avortement : des actes dits illégaux et donc clandestins, des détournements par le départ - de ceux qui le peuvent physiquement et financièrement- à l'étranger, des situations douloureuses, injustes, et des solutions insatisfaisantes, des blocages de la part d'un nombre de plus en plus restreint de personnes qui se croient menacées dans leurs libertés alors que ce sont les autres à qui il est refusé une liberté fondamentale. Avec une différence de taille qui devrait faciliter le changement de la loi, c'est que les personnes concernées peuvent exprimer leur choix pour elles-même en toute lucidité.
Il faut utiliser le même moyen d'action que pour l'avortement : que tous les médecins, soignants, familles qui ont eu recours à l'euthanasie ou suicide assisté se déclarent massivement, ensemble et publiquement. Il faut peut-être aussi, comme on ne parle plus d'avortement mais d'IVG (hypocrisie de notre société ?) ne plus parler d'euthanasie mais d'IVV par exemple ou d'IVS,(= interruption volontaire de vie ou de souffrances).
Cordialement.
Michèle Autant

Ecrit par : AUTANT | 25.09.2007

Bonjour
Merci de vouloir faire bouger les mentalites
Etant en contact depuis ma plus tendre enfance dans ma famille aupres "des miens" partant a cause d'un cancer.......... aynat du prendre une solution qui n'est pas facile pour mon pere ou les medecins faisaient de "l'acharnement" therapeutique.......je me suis trouvee devant des professionnels qui ont respectes le choix doulouleux de mon pere..........
Mais tout ce fait dans un silence qui est tout aussi douloureux......

ALORS MERCI

AMICALEMENT NATHALIE

Ecrit par : NATHALIE | 25.09.2007

Merci pour votre courage, votre détermination et la force que vous nous donnez. Mourir dignement est une liberté tellement élémentaire qu'elle ne devrait même pas être discutée tant elle est naturelle et personnelle. Nul ici-bas n'a de droit supérieur qui l'autoriserait à décider pour l'autre de sa vie et de sa mort.
Un référendum national serait intéressant ...
Maerci encore.

Ecrit par : Toussaint du Wast | 25.09.2007

Merci M. Romero! Adhérente de l'ADMD, je suis vraiment heureuse de voir que nous sommes des milliers à penser comme vous. Même si je ne suis pas malade, mais qu'à 67 ans, j'aimeraispouvoir envisager de ne jamais être un fardeau pour mes enfants et mes petit-senfants. La mort, j'ai connu autour de moi, j'ai soutenu mon père jusqu'à la fin et je ne souhaite cela à AUCUN membre de la famille ou ami. J'ai soutenu jusqu'à son dernier jour un ami, mort du sida, dans des souffrances atroces, à l'époque où c'était tabou et les médicaments inconnus. Envisager sa mort sereinement, ce serait pouvoir vivre aussi sereinement. Et qu'une mort digne ne soit pas réservée uniquement aux personnes qui ont les moyens d'aller le faire dans un hôpital coûteux des Hauts de Seine ou à l'étranger. Et bon courage à vous M.Romero ROMERO

Ecrit par : claudine DE RYCKE | 25.09.2007

Le commentaire de Michèle Autant me semble intéressant en faisant un parrallèle avec l'avortement mais avec un plus tout de même puisque nous, les personnes concernées, nous pouvons donner notre avis en toute lucidité. C'est limpide !
Nicole Frère

Ecrit par : Frère | 25.09.2007

continuons à nous battre en adhérant à l'admd, les choses avancent : dans des maisons de retraite ou des hopitaux dans la province dite la plus reculée de france, pour ne pas la nommer la lozère, on a admis pour 3 personnes de ma famille, que leur désir était de partir, c'est pourquoi à 61 ans aujourd'hui j'adhère depuis 6 ans à l'admd ...

Ecrit par : SARLY | 25.09.2007

Tous ces exemples sont un signe des temps. Pourquoi ne pas en profiter pour préparer dans le courant de l'année 2008 une pétition au plan national pour une nouvelle avancée du droit de chacun de mourir au grand jour, dans la sérénité et dans la dignité. Choisir une date coïncidant avec une rentrée parlementaire.
D'ici là, sans doute, d'autres cas notables se seront produits.
Perséverons dans notre démarche, car elle est juste et humaine.
Chantal Brie

Membre d'ADMD - Alpes Maritimes

Ecrit par : BRIE Chantal | 25.09.2007

bravo pour votre ténacité,et votre courage.
Je suis certaine qu'ensemble nous pouvons réussir à obtenir une loi juste, que nous réclamons depuis si longtemps.

Ecrit par : denise bellicard | 25.09.2007

Merci M.ROMERO pr ce que vous avez déjà fait et ferez encore pour nous. Adhérente depuis 1992 j'attends une loi sur la dernière volonté que nous puissions avoir : la liberté de partir avant la déchéance. Bien qu'en bonne santé pr l'instant je tremble à l'idée de rester dépendante et par là-même de gêner gravement mon fils unique qui habite à 1100 kms de chez moi ! Pourquoi ne pas organiser une grande manifestation à Paris (comme ce fut le cas pour la défense de l'enseignement privé il y a qq années) avec tous les gens qui partagent notre opinion ? Bon courage à vous et à tous ceux qui souffrent dans notre association. Annick

Ecrit par : GUINGNE | 25.09.2007

Handicapée, je suis adhérente de l'ADMD, en aucun cas je ne souhaite être un poids pour ma famille, j'ai peur de la souffrance et "le moment venu" partir sera bienvenu.
Je soutiens "notre" combat, tout comme j'ai lutté avec les autres pour obtenir : la contaception, l'avortement, ainsi que "les Droits de l'Homme et du Citoyen" : nous avons gagné des lois, nous obtiendrons celle-là!

Ecrit par : Louise Feldman | 25.09.2007

je viens de voir le débat dans "c dans l'air" sur la 5 et on se heurte toujours aux mêmes problèmes.... les médecins soignent.. la Socièté décide..et le mourant, s'il est conscient, attend le bon vouloir .. du médecin.. qui.. peut donner la "potion" magique si ce n'est le corps médical ?? pour mourir... restez chez vous , à l'hopital, la décision vous échappe.. aux proches d'assumer l'agonie des personnes qu'ils aiment..et au médecin de famille d'aider..
j'adhère à l'ADMD.. je suis d'accord avec leurs actions.. mais chaque cas est particulier.. comment légifèrer pour la majorité..
d'accord avec Nathalie.. cela a été le cas de mon époux...

Ecrit par : godet | 25.09.2007

Félicitations pour votre démarche. Ce serait bien, comme le suggère SARLY
de lancer une pétition sur le plan national. En effet je suis persuadée que beaucoup de personnes sont intéressées par la demande de l'ADMD, sans être adhérents.



Adhérente ADMD - Haute-Vienne (depuis 1989)

Ecrit par : danielle garcia | 25.09.2007

Merci à l'ADMD d'avoir effectué cette explosion dans les NTIC pour défendre notre cause capitale et faire tout connaître à ses adhérents sur ce qui s'y rapporte, grâce à internet et à ses moyens.

Merci à notre président Jean-Luc Romero dont les propos doivent présider à la législation que nous attendons tous en urgence. Je veux trouver, si j'en ai besoin et si je le veux, en toute liberté, en France, ce qu'il faut encore aller chercher - si on en a le temps et les moyens - en Belgique, aux Pays-Bas ou en Suisse, pour mourir en paix et dans la dignité. La France politique et de l'establishment médical mijote à ce sujet dans l'hypocrisie depuis trop d'années. Président, en avant! Politique d'abord! HFV (adhérent 45093 depuis 1996 et qui règle ce jour avec retard - excusez-moi - sa cotisation 2007-2008!)

Ecrit par : Humbert Fusco-Vigné | 25.09.2007

Adhérente (seulement, pour le moment - j'espère pouvoir donner plus lors de ma retraite) depuis tout de même 16 ans, je voudrais remercier vivement toute l'équipe de l'ADMD pour ses messages mail lors du départ de Maïa SIMON. Ce fût pour moi un "partage" de ce moment fort de Maïa SIMON et un renforcement de mes convictions quant à mon départ de la vie.

Ecrit par : DARMANGEAT | 25.09.2007

Adhérente (seulement, pour le moment - j'espère faire plus lors de ma retraite) depuis tout de même 16 ans, je tiens à remercier vivement toute l'équipe de l'ADMD pour ses messages mail lors du départ de Maïa SIMON. Ce fût pour moi un "partage" de ce moment fort de Maïa SIMON qui me renforce dans ma détermination sur mon départ de la vie.
Soucieuse de ne pas être un fardeau tant psychologique que matériel pour mes proches, je me batterai aux côtés de l'ADMD pour obtenir ce qui est réalisable ailleurs...

Ecrit par : DARMANGEAT | 25.09.2007

Bonjour,
Je suis adhérent. En marge de l'affaire Maïa Simon, j'aimerai qu'on nous indique ce qui s'est passé en juillet avec le sénateur Caillavet et pourquoi y a-t-il silence radio sur les miliers d'adhérents qui s'éloignent de l'association, Madame Humbert en tête.
Bien cordialement.
B.Baron

Ecrit par : BARON | 25.09.2007

Bonsoir, bravo je vous soutiens a 100%, il y à 10 ans que j'adhere chez vous, et le plus grand plaisir que pourrons me faire le restant de la famille, c'est de me laisser partir comme je le voudrais, continuez votre action, moi je suis derrière vous. Mme LARCHE Anne

Ecrit par : LARCHE | 25.09.2007

Bravo pour vos actions et ces temoignages, qui sont bouleversants, j'adhère chez vous depuis 10 ans et le plus beau cadeau, que l'on pourra me faire c'est me laisser partir comme je l'ai toujours désiré. Je vous soutiens a 100% et souhaite qu'enfin tous nos gouvernements un jour se décideront à faire du bien pour les personnes, nous voyons trop de choses horribles dans les médias. Merci de poursuivre votre action. Mme LARCHE Anne

Ecrit par : LARCHE | 25.09.2007

Je suis entièrement d'accord avec Michèle AUTAN. En effet, comment se fait-il que des personnes tolèrent l'avortement qui est légal alors que le foetus n'est pas à même de "s'exprimer " lui même.
La personne adhérente à l' ADMD est elle " demandeuse " de sa fin de vie dans le dignité et contre l'acharnement thérapeutique et l'a surtout exprimé lorsqu'elle était en pleine possession de ses moyens.Ceci, avant toute éventuelle maladie, ou accident risquant de la laisser comme un " légume " ou A LA CHARGE des membres de sa famille ( conjoint,enfants,frères,soeurs... ) chez qui l'on peut créer des sentiments de culpabilité.

Ecrit par : Michèle LASSONNERIE | 26.09.2007

L'ADMD avec 42700 adhérents à jour de cotisations, n'a jamais eu autant d'adhérents.
Alors bravo à l'ADMD et à son nouveau président Monsieur Romero, pour le nouveau dynamisme et la communciation de l'ADMD dans les médias et avec ses adhérents.
Jeanne SOTAIN

Ecrit par : Jeanne Sotain | 26.09.2007

Merci à tous ceux qui se dévouent sans compter pour que notre fin de vie nous appartienne et non à un corps médical quelquefois digne de Molière.
Quel paradoxe qu'au pays des droits de l'homme où en son nom, le délinquant est souvent mieux traité que la victime, on nous interdise, en vertu de lois "humaines" de disposer de notre destinée.
Adhérents de l'ADMD depuis plusieurs années, mon épouse et moi revendiquont avec force ce droit.

Ecrit par : GILBERT BESNARD | 26.09.2007

Bravo pour vos actions en espérant que nos dirigeants prennent de
bonnes décisions .ARMELLE LERAY-BIGEON

Ecrit par : leray armelle | 26.09.2007

Et les dérives vers une "régulation économique" y avez-vous pensé ?

Quand le malade est capable de boire lui-même son coquetèle OK.
Mais quand il ne l'est pas ? Lucide ou pas lucide ?

Légiférer autour de cette question soulève plus de problèmes qu'il n'en résoud.

Ecrit par : Marion Balaguer | 26.09.2007

Qu'attendez-vous pour organiser une PETITION largement diffusée par nous tous, adhérants ADMD et leurs amis, qui partageons vos objectifs ?? !!

Ecrit par : Olivier Martin | 26.09.2007

Merci.
C'est un probleme commun à tout vivant qui seul ne peut que s'épuiser sans résultat.
encore merci pour l'action que vous menez.
Marie-celine

Ecrit par : POLI | 26.09.2007

B.Baron, je ne pense pas qu'il faut croire à ce qui a été dit au cours de l'émission C dans l'air.
Jean-Luc Romero, sur ce blog, diffuse la lettre qu'il a adressée à Yves Calvi, avec copies au président du CSA et au présdient de France Télévisions.
Quant à Marie Humbert, il me semble bien l'avoir récemment vu aux côtés de Jean-Luc Romero.
Amicalement,

PB

Ecrit par : Pierre Batala | 26.09.2007

Merci à toutes et tous pour vos réactions.
Notre cause provoque souvent de la haine de la part de nos adversaires et nous n'entrerons pas dans leur jeu.
Qu'ils sachent cependant que nous rétablirons les vérités chaque fois qu'il le faudra.
L'action que nous menons actuellement est entendue de beaucoup et depuis deux jours 300 adhésions nouvelles ont été enregistrées au siège national, ce qui est exceptionnel.
Pour le sénateur Caillavet, il a souhaité démissionner alors que notre équipe se mettait en place: je le regrette. Mais je respecte son choix. Cela sera évoqué dans le prochain bulletin. Quant à Marie Humbert, elle a toujours eu son association et c'est son droit. En ce qui me concerne, j'ai des relations permanentes et amicales avec elle. Nous ne sommes nullement fâchés!
Voilà, pour le reste, nous avons été à l'origine du contact de Maïa Simon avec RTL et nous sommes fiers de lui avoir permis de faire un témoignage aussi fort. Son exemple nous oblige à avancer plus que jamais. Tout en sachant que nos adversaires qui savent que les Français nous suivent vont multiplier leurs attaques.
Plus que jamais, tous ensemble, nous allons nous battre pour notre dernière liberté.

Ecrit par : Jean-Luc Romero | 26.09.2007

Le journal "Le Monde",du 26/09/07,publie (pp.19 et 28) deux articles
extrêmement critiques à l'égard de nos thèses.Sous couvert de leur
situation d'"experts",l'un des auteurs se présente comme agrégée+docteur
en philosophie,l'autre comme professeur+ chef de service hospitalier(le
texte de ce dernier à propos de l'admirable MaÏa Simon est totalement
irrecevable),les signataires de ces textes,et ils ne sont pas les seuls bien-sûr,mènent un vigoureux combat idéologique.
Je souhaite vivement que notre association réagisse avec vigueur par
une publication dans le même journal(l'article du médecin est d'ailleurs justiciable d'un droit de réponse au profit de l'ADMD).

Ecrit par : Richard ZEMOUR | 26.09.2007

J'ai regardé l'émission C dans l'air sur l'uthanasie, et j'ai trouvé que la cause de l'ADMD n'a pas été assez bien défendue. On n'a pas parlé de tous ces vieux et surtout vieilles qui croupissent pendant des mois et des années dans un lit d'hôpital, que l'on nourrit à la cuillère et dont on doit changer les couches, dont tout le monde sait qu'ils ne vont jamais guérir, car le vieillese est une maladie sans issue, et qui aimeraient bien s'en aller tranquillement, sans trop de souffrances. S'ils l'ont demandé eux-mêmes, bien entendu! On n'a évoqué que les jeunes qui se suicident et qui constituent, bienentendu, un autre sorte de problème. Eux, ils peuvent guérir, et on doit les aider à guérir! Mais nous, les vieux? J'ai 85, je suis adhérente de l'ADMD depuis 25 ans, je suis en assez bonne forme, mais j'ai de plus en plus peur d'une fin ...sans fin! Pour rien au monde je ne voudrais croupir dans un lit d'hôpital pendant des mois et des mois. On n'a même pas évoqué hier ce problème! C'est dommage! J.Lamm

Ecrit par : J. Lamm | 26.09.2007

Cher Richard Zemour,
J'ai lu les articles du Monde et ai eu la journaliste Sandrine Blanchard, spécialisée dans les questions de société. Elle sait notre position et je lui ai aussi dit mon étonnement de l'édito paru avant sur Maïa Simon.
A priori, mais je fais encore vérifier, les propos tenus dans le Monde ne permettent pas d'exiger un droit de réponse. Mais nous faisons encore examiner cela par un juriste.
Bien fidèlement.

Ecrit par : Jean-Luc Romero | 26.09.2007

Il va bien falloir qu'au XXIe siècle, nos adversaires (ennemis même!) (judéo-chrétiens?) admettent que notre vie nous appartient. Nous devons SEULS décider de mourir dans la dignité.Comment peut-on s'arroger le droit de décider à ma place ! Le moment venu, je n'aurai pas les moyens financiers de partir mourir hors de la France... Voilà encore : deux poids deux mesures ! La pétition nationale s'impose !
Merci Monsieur ROMERO, je serai toujours avec vous dans votre combat.
Bien à vous

Ecrit par : Lucette CASTRIQUE | 26.09.2007

Merci à touis ceux ici qui militent pour la vraie vie, c'est à dire celle où l'on s'approprie la responsabilité d'en être digne, jusqu'au moment où la mort applle plus encore de dignité et de respect de soi. C'est dans les Droits de l'Homme que je rêve de voir s'inscrire cette valeur sacrée de responsabilité ultime, en toute liberté de conscience, et au droit de ne rien en faire le cas échéant, en tous cas pour ceux qui le veulent et l'ont énoncé clairement. S'il y a du spirituel et de la transcendance en l'homme, c'est dans cet passage, qu'il soit laïc ou religieux. En tous cas, on ne peut pas laisser le scientisme et l'abus de pouvoir médical profaner nos désirs de vie plus longtemps.

Ecrit par : Jean LECOURT | 26.09.2007

Vu aussi l'émission d'Yves Calvi.
J'ai été très étonnée que personne ne prononce le mot de "liberté", la liberté pour celui (ou celle) qui le souhaite de choisir le moment de sa mort , si c'est son désir.
Et toujours,il faut répéter que ce n'est IMPOSÉ à personne, que c'est aussi une question de "liberté"pour ceux qui ne sont pas de notre avis.
Comme le dit une autre correspondante, ce sont toujours les mêmes arguments que pour la liberté de l'avortement.

Ecrit par : Michèle Malfois | 26.09.2007

Adhérente ADMD depuis 16 ans, déléguée pour la Guadeloupe et corespondante pour la Martinique je souhaite que l'ADMD s'implique davantage dans ce combat pour notre dernière liberté: celle de choisir dignement l'heure de notre mort.
Les choix difficiles de fin de vie de Maya Simon et des époux Gorce doivent être des éléments déclencheurs pour nous rendre plus combatifs et faire avancer nos idées de responsabilité et de dignité jusqu'au bout de notre vie.
Je regrette aussi profondémment que le dernier livre de Marie Humbert (Pour tous les Vincent du Monde) qui est très proche de notre président JL ROMERO ne parle pas du tout de notre association; je me demande également pourquoi les associations Faut qu'on s'active et celle pour une loi Vincent imbert ne collaboreent pas davantage ensemble?

Ecrit par : Annie Babu | 27.09.2007

Merci surtout à M. Romero pour tout ce qu'il fait. Avant je n'ai jamais lu un communiqué de l'ADMD....
Je suis pour ma part satisfait qu'une nouvelle génération arrive à la tête de notre association. Car Ces dernières années Caillavet a poussé tous les présidents au départ: Cohen, Payen... Si l'apport de Caillavet a été bon au début, ces dernières années, il ne voulait pas laisser la main, ce qui nous a conduit à l'immobilisme. Tenez bon car enfin on parle de l'ADMD.... Et comme on dit même si c'est en mal Merci Calvi!), l'essentiel pour faire avancer une cause c'est qu'on en parle... Et avec le franc parler et le courage de Romero, on est sûr de faire parler de nous et je pense d'avancer.

Ecrit par : Jean-Christophe | 27.09.2007

Bonjour à tous, Je crois qu'il faut insister beaucoup plus sur le fait que lorsque nous nous trouvons dans l'unité de soins palliatifs, il est déjà trop tard pour notre dignité et libre arbitre...Personnellement je ne veux pas que l'on prolonge ma vie à partir du moment où je suis totalement dépendante de tierces personnes, y compris mes proches, pour mes soins intimes !!! Je ne le veux pas ! J'ai une maman de 105 ans qui, heureusement maintenant ne réalise plus trop ce qui se passe mais qui, encore l'année dernière, me répétait : je veux crever! et lorsque je l'amenais avec beaucoup d'efforts et de douleurs, aux toilettes, me disait "qu'elle honte !!! pourquoi je dois subir ça !!!" C'est affreusement triste et douloureux !!!
Bien à vous tous
Claudine - Romorantin

Ecrit par : Hamelin-Senet | 27.09.2007

je ne peux tolérer la moindre remarque négative sur l'action accomplie par MONSIEUR LE SENATEUR CAILLAVET.
C'est un Grand Monsieur ,très respectable ,pour tout ce qu'il a fait.
Si en 2007 on entend beaucoup parler de l'A D M D, c'est parce que des illustres militants, comme lui ,se sont battus pendant des décennies pour cette noble cause qu'est la LIBERTE en fin de vie.
Grâce à eux ,la cause est désormais entendue et j'en suis persuadé ,la loi sortira bientôt.
Que ceux qui le critiquent en fassent autant que lui et ils pourront alors parler en connaissant les difficultés d'un tel problème.

Courage à l'équipe actuelle et à son Président très actif !

M Gillet

Ecrit par : Gillet | 29.09.2007

Je veux ajouter mon MERCI à ceux des adhérents qui précèdent. Monsieur ROMERO, votre dynamisme et la modernité de vos moyens de communication m'enchantent et réveillent mon espoir.
J'ai 69 ans et suis adhérente depuis 1984 - c'est dire si les conditions de ma "finitude" me préoccupent depuis longtemps ! Mon fils unique est décédé à même pas 20 ans dans un accident de la route, et je ne peux compter que sur mon compagnon (75 ans) - lui aussi adhérent - pour m'"accompagner" si nécessaire. Même si mon fils était resté en vie, je n'aurais pas voulu m'appesantir sur lui. Ma propre mère me disait souvent "avoir préparé les médicaments" au cas où... parce qu'elle non plus, ne voulait pas être une charge pour ses enfants. Ce serait formidable qu'on légifère le suicide assisté; cela nous permettrait de vivre plus sereinement en sachant que le moment venu, il y a une porte de sortie qui, en s'ouvrant, préserve notre dignité. Mourir comme on a vécu, n'est-ce pas le plus légitime des souhaits ?
Encore merci à l'ADMD, à tous les acteurs d'avant, et bien sûr, à tous ceux de maintenant.

Ecrit par : GOLDBERG-LANCRY | 29.09.2007

Bonjour Monsieur ROMERO,
Je viens d'écrire un message qui vous disait Merci (entr'autres) mais qui ne s'est pas affiché. J'ignore pourquoi (problème de code qui s'inscrivait comme étant faux - trois fois). En tout cas, si celui-ci passe, je lui demande de vous dire combien mon espoir est grand de voir les choses évoluer pour qu'on puisse enfin vivre sereinement, en sachant qu'il y a une porte de sortie "au cas où". Merci Merci Merci, à tous les acteurs d'avant et à ceux de maintenant.

Ecrit par : Lancry | 29.09.2007

d'accord avec cela:
Il faut utiliser le même moyen d'action que pour l'avortement :
que tous les médecins, soignants, familles qui ont eu recours à l'euthanasie ou suicide assisté se déclarent massivement, ensemble et publiquement. Il faut peut-être aussi, comme on ne parle plus d'avortement mais d'IVG (hypocrisie de notre société ?) ne plus parler d'euthanasie mais d'IVV par exemple ou d'IVS,(= interruption volontaire de vie ou de souffrances).
Et pourquoi pas reprendre l'idée d'une pétition réclamée par beaucoup d'adhérents?

Ecrit par : salenson | 29.09.2007

réponse à:
Ecrit par : leray armelle | 26.09.2007
Et les dérives vers une "régulation économique" y avez-vous pensé ?
Quand le malade est capable de boire lui-même son coquetèle OK. Mais quand il ne l'est pas ? Lucide ou pas lucide ? Légiférer autour de cette question soulève plus de problèmes qu'il n'en résoud.

Pas d'accord:
où est l'intérêt économique actuel de faire "durer" des mourants? à qui cela rapporte-t-il? retraites en déficit? sécurité sociale en déficit? que les malades vont devoir soulager désormais avec les franchises...médecins trop souvent arrogants et auxquels notre maladie ou notre déchéance rapporte? recherche médicale? essai de médicaments sur des mourants? industrie pharmaceutique?
lorsque la personne désire une prolongation, d'accord, on en a les moyens, mais lorsque c'est contre son gré? contre sa liberté? en dépit de sa dignité?
quand au malade inconscient, s'il a rédigé ses directives auparavant, ce sont elles qui sont sa conscience, et on doit les respecter, autant pour prolonger la vie que pour l'aider à s'arrêter le plus vite possible.
une loi ne crée pas de problèmes, elle permettrait de supprimer l'injustice actuelle, où les riches et les gens qui connaissent un médecin compatissant ont déjà satisfaction, mais pas les autres!
supprimer l'injustice et l'inégalité, empêcher des suicides violents, dont on ne parle pas chez les personnes âgées.
la loi appliquée en belgique et en Suisse ne pose pas de problèmes, et elle permet aux médecins de ne plus être responsables de la vie et de la mort, ils ne sont pas des dieux et ils ne pourront jamais nous empêcher de mourir.
regardons vers la chine où la médecine est d'abord préventive, où le médecin essaye d'empêcher la maladie avant toute chose, hygiène de vie, médecine millénaire que l'occident commence tout juste à regarder
la mort est un phénomène naturel dont nous ne devrions pas avoir peur
mais pourquoi accepter la souffrance humaine dans les hôpitaux et maisons de retraite? alors qu'on aide les chiens et les chats...
par contre diffusons-le partout:
que chaque personne majeure et responsable rédige ses directives anticipées et désigne une personne de confiance,
la mort peut arriver à chaque instant, subitement certes, mais plus souvent mort lente avec souffrances, alors aidons les médecins en donnant clairement nos volontés, c'est à nous, à nous seulement de décider, c'est notre dernière liberté.

Ecrit par : salenson | 29.09.2007

bravo
Tous ces commentaires font du bien et donnent l'impression que les choses avancent.
Je suis aussi favorable à une pétition, pourquoi pas sur internet ?

Ecrit par : METIVIER | 30.09.2007

A la lecture de tous ces mails, je me dis que sur un sujet aussi universel nous devons faire preuve de beaucoup d'humanisme et laisser au rencard nos convictions partisanes. Je ne partage pas l'engagement politicien de Mr Roméro mais cela ne m'empêche pas d'apprécier son action dynamique au service de notre association. Privilégions ce qui rassemble et écartons ce qui divise : mes convictions laïques m'ont appris à respecter les différents points de vue. L'actualité met la question de la fin de vie sur le devant de la scène médiatique : il est sans doute temps de prendre toute notre place dans le débat en mettant en avant cette liberté que nous réclamons pour chaque individu de terminer sa vie en respectant sa propre perception de la dignité. "Les horizons aux horizons succèdent : on avance toujours, on n'arrive jamais", superbe citation de Victor Hugo que je souhaiterais faire inscrire au monument du souvenir. Notre combat est juste, nous le gagnerons.D'accord pour la pétition.

Ecrit par : Georges BOURGIER | 03.10.2007

Bonjour à tous les adherents ADMD ainsi qu'à Mr ROMERO, que j'admire pour son action.Mon époux et moi-même sommes adhérents de l'association depuis 2 ans, et nous espérons que si un jour nous devions être dépendants ou en phase terminale de maladie incurable, ou trop diminué nous pourrons trouver de l'aide pour partir dans la dignité.Nous avons été émus aux larmes par le témoignage par le témoignage de MAIA et par le double suicide de ce couple , tout récemment.J'ai accompagné mon père en phase terminale de cancer: à l'hôpital, on savait qu'il n'avait que 2 mois à vivre mais ils se sont acharnés, avec des soins inutiles et douloureux!!!Quand j'ai demandé " s'il vous plait, pas d'acharnement thérapeutique" on m'a répondu " nous ne sommes pas là pour tuer" je ne demandais pas cela!! Finalement en soins palliatifs, on l'a mis sous morphine et rapidement il s'est endormi, paisible et serein.L'affaire HUMBERT nous a marqués terriblement et je considère que cette maman a accompli un véritable acte d'amour envers son enfant qui souffrait atrocement.Je souhaiterais qu'une pétition circule et que nous fassions valoir notre DROIT DE MOURIR DIGNEMENT: nous avons le droit de décider de notre vie!!!
Il faut faire évoluer la loi, mobilisons -nous et un jour nous gagnerons : nous ne pouvons rester dans cette situation terrible d'hypocrisie: nous ne devons pas nous exiler pour aller mourir dans des pays plus " ouverts"et les médecins qui avouent avoir " aidé" leurs patients ne doivent pas être inquiétés.
L'idée de mourir à petit feu, dans une dépendance totale des autres, l'idée de devenir "un légume" me terrifie et me motive.
Bravo Mr ROMERO et merci pour votre courage.
MARCHAND josiane et jean-louis. HAUTE-CORSE

Ecrit par : marchand jo et jean-louis | 04.10.2007

Bonjour, J'apprends que M.Caillavet a quitté l'ADMD. Pouvez-vous me confirmer ce départ et donc si cette nouvelle est vraie m'indiquer les raisons qui ont motivé cette rupture ? merci.
Je suis adhérente de l'ADMD depuis de nombreuses années et vous remercie par avance de votre réponse
Mireille Galano

Ecrit par : Galano | 10.10.2007

A la lecture du dernier mail, nous voudrions avec mon épouse apporter une précision.

Aujourd'hui lorsque vous êtes gravement malade il y a deux façons de quitter cette terre:
1) Si vous souhaitez le faire dans la dignité et dans l'amour autour de vos proches et bien vous n'avez d'autre choix que de vous exiler à l'étranger, mais tous n'ont pas les moyens.....

2) Vous faites confiance (trop) aux médecins et ils vous trahissent, derriere votre dos ils donnent à votre être cher un cokctail à base de morphine de rivotril et d'hypnovel sans compter la sous-hydratation et sans avoir compris sans avoir pu accompagner votre enfant de 16 ans, il part sans que vous ayez pu lui dire " AU REVOIR" et "ON T'AIME" Cette façon de faire que nos chères instutions couvrent hypocritement, et vous vous devez suivivre à cela comment survivre face à cette trahison? Car dans ces conditions la maladie ne part pas avec l'être cher mais continue son travail de démolition.
Nous aurions tant voulu accompagner notre ange en toute connaissance de cause et pouvoir dans l'amour lui dire "AU REVOIR" ne pas le voir souffrir, car alors que nous pensions qu'il faisait un cauchemar avant de tomber dans le coma il à fait un délirium du fait du cocktail servis par ces mêmes médecins.
Le mépris, aprés 33 mois de combat où notre fils leur à livrer son corps, est inaceptable de la part du monde médical.
Aujourd'hui nous ne pouvons plus pousser la porte d'un hôpital, trop d'images s'entrechoquent dans nos têtes.

Oui il faut se battre et faire fléchir ces politiques qui le jour venu aurons eux la possibilité de partir dignement.

Amitiés à vous tous et plein de pensées d'amour de la part de notre ange.

Ecrit par : philippe | 10.10.2007

J'ai cru lire dans un récent document que le sénateur Caillavet avait choisi de démissionner au mois de juin, sans que cela soit divulgué puisqu'il souhaitait que son nom ne soit plus mentionné.
Henri Caillavet a été un figure du combat pour la fin de vie. Mais les temps changent. Une nouvelle équipe s'est mise en place, de nouveaux relais (Mamère, Martinez, ...) arrivent. Notre combat continue. Merci à notre président d'être sur tous les fronts.
Pierre Batala

Ecrit par : Pierre Batala | 11.10.2007

A Philippe

Tout d'abord, permettez-moi de vous dire que votre témoignage est très émouvant. Ne pas embrasser une dernière fois l'être cher est sans doute la pire punition que l'on puisse infliger à ceux qui restent. J'espère que le temps, à défaut de cicatriser cette blessure, effacera le sentiment de trahison que vous ressentez légitimement venant du corps médical.

Il est effectivement révoltant qu'un France, notre législation conduise soit à la souffrance, soit à une forme d'euthanasie non-contrôlée par les personnes concernées, le malade bien sûr et ses proches.

Avec vous, Madame, Monsieur, je souhaite que notre combat se poursuive pour que toutes les tragédies absurdes soient évitées. Et pour que votre malheureux sort ne soit pas infligé à d'autres parents.

Avec mon amitié,

Jean-Luc Romero
Président de l'ADMD

Ecrit par : Jean-Luc Romero | 11.10.2007

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