02.12.2007

Communiqué du 2 décembre 2007

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TF1 diffuse un téléfilm sur le cas Vincent Humbert à une heure de grande écoute : l’ADMD lance une grande campagne de sensibilisation des pouvoirs publics et des Français sur les drames générés trop souvent par la fin de vie et exige l’ouverture d’un grand débat national pluraliste

Le président de l’ADMD, Jean-Luc Romero, se réjouit de la décision prise par TF1 de diffuser, le 3 décembre prochain, à une heure de très grande écoute, le téléfilm réalisé sur Vincent Humbert et sur sa mère Marie. Cette terrible histoire a en effet permis à chacun de prendre conscience des enjeux de la fin de vie et des milliers de drames personnels qui se jouent chaque jour du fait du caractère encore inapproprié de la loi actuelle.

En effet, alors que la loi dite loi Leonetti ne permet que de laisser mourir ceux qui sont atteints par une affection grave, incurable et incompatible avec leur propre acceptation de la dignité, entraînant une agonie qui peut durer une semaine, l’ADMD, qui a toujours été aux côtés de Marie Humbert lors des moments les plus pénibles, demande une législation pour établir un droit à la mort médicalement assistée.

Cette diffusion, qui va une nouvelle fois ébranler des millions de Français et donc nos parlementaires, sera le point de départ d’une grande campagne nationale de sensibilisation sur la fin de vie initiée par l’ADMD, à travers l’envoi de dizaines de milliers de cartes postales demandant aux députés de légiférer en faveur d’une loi qui permette à chaque Français de choisir les conditions de sa propre fin de vie.

Marie Humbert, Chantal Chanel, Laurence Tramois, Morten Jensen … ont ouvert les yeux des Français sur la fin de vie et les tragédies absurdes qu’elle engendre trop souvent. L’ADMD exige des pouvoirs publics l’ouverture d’un vaste débat pluraliste.

Rappelons que l’ADMD organise à Paris, le jeudi 24 janvier 2008, une vaste réunion publique et que le congrès mondial des associations pour le droit de mourir dans la dignité se réunira à Paris, à l’initiative de l’ADMD, en novembre 2008, et sera l’occasion de lancer la première journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité.

Télécharger le communiqué en format pdf : CP 02-12-07.pdf

01.12.2007

Communiqué de presse du Docteur Frédéric Chaussoy

44a9c817e55a54635a93778e3d5a57aa.jpg«  Je tiens à réagir après lecture de l’interview d’un des kinésithérapeutes de Vincent Humbert, parue dans l’édition d’aujourd’hui du Parisien. Les psychiatres parisiens chargés, après l’audience accordée par le Président de la République à Marie Humbert, de donner leur avis ont confirmé que c’est en pleine possession de ses capacités intellectuelles que Vincent Humbert demandait clairement et fermement le droit de mourir.

Après le geste de sa mère, lorsque Vincent Humbert est arrivé dans mon service, nous avons pris connaissance du dossier médical qui ne laissait aucun doute : c’était en toute conscience que Vincent Humbert demandait le droit de mourir. C’était aussi la conclusion de la réunion de service qui  a suivi et à laquelle a participé le médecin habituel de Vincent Humbert.

Les médecins-experts nommés par le magistrat instructeur ont confirmé la volonté délibérée et clairement exprimée par Vincent Humbert de mourir.

Une décision de justice, rendue en février 2006, a clos l’affaire.

Pourquoi aujourd’hui cette interview qui salit l’honneur de plusieurs personnes et qui ne contribue en rien au débat sur la fin de vie, débat qui par ailleurs mérite d’être poursuivi ?

Je veux aujourd’hui saluer Marie Humbert et lui redire toute mon estime et mon amitié. »

09.11.2007

Communiqué du 8 novembre 2007

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Suicide assisté sur un parking de Zurich

L'ADMD se déclare bouleversée par les conditions dans lesquelles deux Allemands ont été assistés dans leur euthanasie, sur un parking de Zurich.

Cette tragique histoire, qui éloigne d’une fin de vie digne, est le symbole de l’injustice qui existe dans le monde en matière de mort médicalement assistée et de la surdité des pouvoirs publics dans de nombreux pays.

En effet, il existe une demande très forte des femmes et des hommes de disposer de leur ultime liberté qui n’est reconnue que dans quelques pays, celle de " mourir les yeux ouverts " pour les personnes capables, en phase avancée ou terminale d’une affection reconnue grave et incurable ou placées dans un état de dépendance qu’elles estiment incompatible avec leur dignité. Les ressortissants des autres pays se trouvant dans l’obligation, pour soulager leur détresse, de recourir à des procédés pas toujours conformes à leur volonté et à celle de leurs proches, parfois très violents, ou de s’exiler.

L’ADMD se montre préoccupée par la situation actuelle et réclame de nouveau l’adoption de la proposition de loi sur l’aide active à mourir qu’elle a rédigée en mars 2006.

Télécharger le communiqué de presse en format pdf : Communiqué 8 Novembre 2007.pdf

Création de l'Association Québecoise pour le Droit de Mourir dans la Dignité (AQDMD)

9c3a385cd57f679d8eddef55e70469d8.gifCommuniqué de presse

Une association pour le droit de mourir dans la dignité (AQDMD) vient de naître au Québec

Montréal le 22 octobre 2007 - Une nouvelle association vient de naître au Québec dans le but de militer pour le droit de demander et recevoir une aide médicale, dans des conditions bien définies, pour mettre un terme à la souffrance et mourir dans la dignité.

L'AQDMD (Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité) a tenu son assemblée de fondation le 22 septembre dernier. Elle avait reçu ses lettres patentes en juillet.

Madame Helène Bolduc a été élue présidente d'un conseil d'administration de sept personnes.

L'AQDMD annonce la mise en ligne de son site internet www.aqdmd.qc.ca où se trouvent déjà plusieurs informations utiles. On y lira entre autres l'énoncé de sa mission et de ses objectifs, les textes fondateurs de l'association, un bref historique et des notes sur le projet de loi privé de la députée Francine Lalonde.

C'est à la suite du débat sur ce projet de loi pour le droit de mourir dignement que des personnes se sont réunies pour créer cette association. Cette action fut enclenchée lors du passage à Montréal de la présidente de l'ADMD belge, madame Jacqueline Herremans, en route vers Toronto pour participer au congrès mondial où elle allait devenir présidente internationale.

L'arrivée de l'AQDMD fut saluée par plusieurs personnes du monde médical, mais aussi par l'ex-juge de la Cour Suprême Claire L'Heureux-Dubé et bien entendu par la députée Francine Lalonde: "Je salue cettte fondation comme un moment marquant dans la quête du droit fondamental de choisir d'être aidé(e) médicalement à mourir. Si j'ai travaillé à la création de cettte association, c'est que je sais que le regroupement le plus large doit se faire autour de cette idée pour qu'elle fasse son chemin jusqu'au Parlement", a déclaré la députée.

Guy LAMARCHE

guy.lamarche@aqdmd.qc.ca

Tél : (514) 943-9970

www.aqdmd.qc.ca

27.09.2007

Les études démontrent que la légalisation de la mort médicalement assistée ne conduit à aucun excès

5a70df8acbe092690910775d4422e235.jpgCommuniqué du 27 septembre 2007

Les études démontrent que la légalisation de la mort médicalement assistée ne conduit à aucun excès

Ouvrons en France le grand débat sur la fin de vie que réclament des millions de Français et dénonçons les fantasmes des antis

C’est avec une très grande satisfaction que l’ADMD a pris connaissance de l’étude publiée aujourd’hui même dans la revue Journal of Medical Ethics, réalisée aux Etats-Unis (Etat de l’Oregon) et aux Pays-Bas, démontrant que la légalisation de la mort médicalement assistée ne conduit à aucun dérapage.

Cela doit mettre un terme définitif aux critiques violentes et infondées des opposants à l’euthanasie qui expliquent que les militants d’une fin de vie dans la dignité ne seraient motivés que par la nécessité d’ " éliminer de notre société ceux qui seraient un fardeau pour leur famille ", ce qui relève d’une diffamation.

Cette étude montre également que la légalisation de la mort médicalement assistée ne crée pas non plus de ruée vers la pratique de l’euthanasie qui ne constitue alors qu’une liberté accordée à chacun selon ses propres principes de vie. Au contraire, les patients en fin de vie assument mieux leurs souffrances car ils savent qu’ils auront la liberté de contrôler leur mort.

Fort de cette nouvelle étude qui corrobore ce que nous savons de la pratique des lois belge et néerlandaise, l’ADMD est plus que jamais déterminée à exiger du Gouvernement qu’un vaste débat s’ouvre en France pour que cesse cette obligation de souffrance que cultive une certaine morale judéo-chrétienne, comme le rappelait Maïa Simon, parfaitement inutile et source de drames épouvantables, et que la liberté de choisir les conditions de sa fin de vie soit accordée à chacun.

Télécharger la dépêche AFP en format pdf : Dépêche AFP.pdf

Télécharger le communiqué en format pdf : CP-27septembre.pdf

25.09.2007

Décès du philosophe André Gorz et de son épouse

8faf9b41c4e24dfc6472990c007091ed.jpgCombien de suicides faudra-t-il encore pour que les apprentis Leonetti reconnaissent enfin qu’il y a un problème de fin de vie en France ?

 

Alors que la France a été bouleversée par le témoignage, jeudi dernier, de la comédienne Maïa Simon, alors que le philosophe André Gorz a décidé, avec son épouse, de mettre un terme à leurs souffrances, alors que chaque famille est frappée par un exemple d’une fin de vie douloureuse, les Français s'interrogent légitimement sur les possibilités de fin de vie que leur offre la loi actuellement.

Soit la souffrance avec un acharnement thérapeutique déraisonnable encore pratiqué malgré la loi de 2005, soit les soins palliatifs dont on sait qu'ils ne concernent malheureusement que 10 % des demandeurs et qu’ils sont inefficaces dans les cas de coma ou de certaines souffrances extrêmes, soit l'euthanasie passive telle qu'elle résulte de la loi Leonetti avec l'assurance de mourir d'épuisement, de faim et de soif dans le délai abominablement long de quelques jours.

Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, demande une nouvelle fois au Gouvernement, d'ouvrir, sans tabou, de manière pluraliste, en regardant ce qui se fait à l'étranger, sans crainte des lobbys, le grand débat sur la fin de vie que réclame de manière constante depuis plus de 20 ans la très large majorité des Français.

L'ADMD, qui réunit 42.700 adhérents, milite pour une loi de liberté qui autoriserait les personnes en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable ou placées dans un état de dépendance incompatible avec leur dignité à bénéficier d’une aide active à mourir et permettrait évidemment à ceux qui souhaitent profiter de la vie jusqu’à leur dernier souffle, fut-il artificiel et douloureux, de le faire.

Télécharger le communiqué en pdf : CP-Gorz.pdf

19.09.2007

Communiqué du 19 septembre 2007

b049ec0da674e06a50402cca847d9070.jpgMaïa Simon est morte, l'exil était sa seule solution !

La France doit respecter les libertés individuelles

 

Le président de l’ADMD, Jean-Luc Romero, les membres du bureau de l’association ainsi que l’ensemble des adhérents saluent la mémoire de l’une des leurs, la comédienne Maïa Simon, décédée ce mercredi 19 septembre, loin de chez elle.

Celle qui tourna sous la direction d’André Téchiné, de Claude Lelouch, d’Yves Robert, celle qui nous amusa dans la comédie " Nous irons tous au paradis ", celle qui fut une actrice de théâtre consacrée par une nomination aux Molières a choisi, pour abréger ses souffrances et vivre sa fin de vie selon sa propre acceptation de la dignité, de s’exiler dans un pays de liberté.

Avant son départ, entourée de quelques amis, elle a livré un témoignage bouleversant et fort qui sera diffusé sur RTL ce jeudi 20 à 6 heures, 7 heures, 8 heures 15, 8 heures 35, et 12 heures 30 (diffusion intégrale du témoignage sur le site www.rtl.fr). Elle y exprime sa sérénité son choix fait et compris de ses proches, sa colère de devoir fuir pour être libre, son angoisse d’être seule en terre étrangère pour franchir les dernières portes de son parcours terrestre.

L’ADMD estime qu’il est temps de légiférer pour que des situations qui existeront toujours soient traitées en France, avec les garanties de la France et de ses institutions, dans le cadre familier et familial des candidats au départ.

Nous devons légiférer pour une liberté qui n’entrave en rien celle de ceux qui, attachés à la vie coûte que coûte, choisissent autrement.

Télécharger le communiqué de presse en PDF : CP-Simon.PDF

Ecouter le témoignage de Maïa Simon : http://www.rtl.fr/player/Audio.asp?playerid=&mediaid=...

24.07.2007

Affaires d’euthanasie en Italie : une législation européenne doit mettre fin aux souffrances des malades en fin de vie qui le souhaitent et au désespoir de leurs proches

5de097e0e02cc95c0887d0b57e3a723b.jpgCommuniqué du 24 juillet 2007

Alors que l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) se réjouissait de l’acquittement hier par la justice italienne du docteur Mario Riccio qui avait accepté de débrancher l’appareil respiratoire de Piergiorgio Welby qui était en phase terminale d’une sclérose latérale amyotrophique et réclamait le droit de ne plus souffrir, une nouvelle affaire vient relancer en Italie le droit à l’euthanasie puisque Giovanni Nuvoli, qui souffrait de la même maladie que Piergiorgio Welby, a préféré mettre fin à ses jours par une grève de la faim et de la soif menée à son terme, aucune autorité italienne, malgré sa volonté mainte fois exprimée, n’ayant accepté sa demande d’euthanasie.

Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, rappelle que la conférence européenne des associations pour le droit de mourir dans la dignité se tiendra à Strasbourg, à l’invitation de la France, du 12 au 14 octobre 2007, afin de trouver les moyens de donner à l’Europe, sur le modèle de ce qui se fait déjà aux Pays-Bas ou en Belgique, une législation qui permette à chacun, s’il le souhaite et selon des conditions précises, de finir sa vie sans souffrance.

En France, l’ADMD défend une proposition de loi, soumise aux parlementaires, pour que la législation aille au-delà de la seule loi Leonetti en autorisant l’aide active à mourir.

13.07.2007

La médiatisation de l'affaire de Beaujeu démontre les carences et l'hypocrisie de notre législation sur la fin de vie

 26ca8f098ed98d36bb48f202de2a064e.jpgCommuniqué de presse de l'ADMD du 13 juillet 2007

Il n’y a plus une semaine sans que la justice ne se saisisse d’une affaire de décès dont on peut s’interroger sur sa nature. Aujourd’hui, c’est dans le Rhône qu’une femme est mise en examen pour avoir mis fin aux jours de sa mère, atteinte de sclérose en plaque.

Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, réaffirme sa confiance dans la justice dont la clairvoyance, ces dernières années, a distingué les actes compassionnels d’euthanasie. Dans une affaire dont l’instruction débute, il est sage de laisser les magistrats travailler sereinement.

Néanmoins, ces faits répétitifs mettent une nouvelle fois en lumière l’évidente nécessité de légiférer sur la question de l’euthanasie active pour ne plus laisser le doute au cœur des jurés, pour ne plus laisser la famille et les proches seuls devant la souffrance de l’un des leurs et pour que la fin de vie respecte l’éthique, la morale et la volonté des patients.

Il est urgent à présent que le nouveau président de la République ouvre le débat sur la fin de vie qu’il avait promis dans une lettre à la présidence de l’ADMD en avril dernier.

03.07.2007

L’affaire de Besançon confirme l’urgence de légiférer : notre proposition de loi est plus que jamais d’actualité !

1c3916f0c1c9530f07907c51a7bba55a.jpgL’affaire de Besançon confirme l’urgence de légiférer : notre proposition de loi est plus que jamais d'actualité.
Les affaires qui se succèdent nous démontrent l’intérêt de notre démarche. Et surtout l’urgence de faire adopter notre proposition de loi pour une aide active à mourir. Notre association a réagi immédiatement après l’ouverture d’une information judiciaire pour empoisonnement de patients en fin de vie au CHU de Besançon. Nous vous reproduisons ci-dessous le communiqué de notre nouveau président Jean-Luc Romero.

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