26.12.2007

"Ma femme m'a interdit de mourir avec elle", article de Louis Bériot, paru dans Paris Match du 20 Décembre dernier

98fda9c7054a2fa1a1df9b2a6b78cc54.jpgJ'ai vécu quarante six ans de passion avec ma femme. Nous étions inséparables. Et puis la maladie l'a frappée. Un cancer mortel qu'elle a choisi de ne pas soigner. "J'ai accompli mon karma", disait-elle. Comment survivre sans Catherine. Ma décision était prise. Nous partirions ensemble.

Nous nous promenions ce soir-là sur le Champ-de-Mars. Il faisait gris. Je fumais lentement un cigare en serrant fort Catherine par le bras. Soudain, les yeux dans le lointain, elle m'a murmuré : "Alors, comme ça, tu veux partir avec moi... ?"

Atteinte d'un cancer du pancréas depuis quatre ans, ma femme se savait en sursis. D'autant qu'elle avait décidé de traiter sa maladie par le mépris. "J'ai accompli mon karma", répétatait-elle avec sérénité. Sa maladie, nous avait encore rapprochés, le danger nous faisant puiser dans notre amour des ressources intimes encore inconnues de nous. Nous avions décidé de profiter au maximum de la vie pour le temps qui nous restait, adoptant la devise de Churchill : "A partir de maintenant, je me contenterai du meilleur".

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18.10.2007

Hommage à Jacques Pohier

L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité,

Son président d’honneur, le docteur Gérard Payen,

Son président, Jean-Luc Romero,

Son bureau et le conseil d’administration,

Ses adhérents et ses amis,

ont la grande tristesse de vous faire part

du décès de leur ancien président (1992-1995)

 

Jacques POHIER

survenu le 15 octobre 2007.

 

Une messe sera célébrée en sa mémoire

le mercredi 24 octobre, à 10 heures 30

En la chapelle Saint-Bernard de Montparnasse

(34, place Raoul-Dautry – Paris 15ème)

 

Dans son livre La mort opportune, il souhaitait que chacun

devienne maître de sa propre fin de vie.

 

Ayons une affectueuse pensée pour lui qui a toujours

défendu ses convictions humanistes avec force et respect

et pour son épouse Dominique Pohier-Stein

 

Un faire-part a été publié dans le Figaro de ce jour, et également dans l'édition du Monde qui sortira ce midi.

Télécharger le faire-part publié dans Le Figaro en pdf : Jacques Pohier - Le Figaro.pdf

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17.10.2007

Décès de Jacques Pohier, ancien président de l'ADMD (1992-1995)

96c1fd633882a647e0c2b789143ac3db.jpgNous avons la tristesse de vous annoncer le décès de Jacques Pohier, survenu le lundi 15 otobre 2007 à l'âge de 81 ans, durant son sommeil. Jacques Pohier avait consacré une grande partie de sa vie à la cause de l'ADMD.

Adhérent de l'ADMD depuis 1982, successivement secrétaire administratif, secrétaire général de 1989 à 1991, puis président de 1992 à 1995, Jacques Pohier a publié plusieurs ouvrages, dont en 1998, "La Mort opportune" aux éditions Seuil et Points essais, toujours disponible en livre de poche et traduit en Italien.

Une messe sera donnée en sa mémoire le mercredi 24 octobre 2007, à 10h30 à la Chapelle St Bernard de Montparnase - 34 place Raoul Dautry Paris 15ème.

Le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero, le président d'honneur Gérard Payen, ainsi que les membres du bureau ont salué comme il se doit la mémoire de Jacques Pohier et adressent leurs plus sincères condoléances à son épouse, Dominique Pohier-Stein, ainsi qu'à ses proches.

Télécharger le communiqué en format pdf : Décès Jacques Pohier.pdf

Télécharger le communiqué en format pdf : Depeche AFP Jacques Pohier.pdf

28.09.2007

Témoignage de Maïa Simon

ecb30de194ce9327554b0a448f6db56f.jpgMaïa Simon répond aux questions du journaliste de RTL, Olivier Geay

Maïa Simon nous quittera le mercredi 19 septembre 2007

Maïa Simon : Moi j’ai toujours été une nomade, toujours entre deux voyages, l’extérieur c’est le champ de découvertes, de rencontres, donc, c’est très très important pour moi, avec mon caractère et mon parcours.

Donc, à partir du moment où on me confine à la maison, c’est comme si on m’assassinait. A partir du moment où moi je n’ai plus la liberté d’aller caracoler à l’extérieur, de prendre le train, de prendre l’avion, de partir, je m’étiole comme un oiseau qu’on maintient dans une cage. Même s’il siffle, il n’est pas heureux. Une de mes grandes hantises, c’était l’état de dépendance et la déchéance. J’ai accompagné ma mère qui est morte, d’un cancer, aussi. Elle était très âgée, mais j’ai vu ce que c’était de rester, même si on considère que c’est beaucoup mieux d’être à l’hôpital, c’est-à-dire les centres de soins palliatifs, mais quand vous êtes dans un centre de soins palliatifs, vous attendez la mort, d’une manière passive, c’est-à-dire que vous faites pratiquement plus rien. Si vous avez des douleurs, on vous met sous morphine, ce qui est formidable. Je veux dire qu’on est un petit peu végétatif. Or, pour moi, ça c’était absolument une hantise, donc au lieu d’attendre la mort d’une manière passive, puisque j’ai encore de l’énergie, j’organise mon dernier voyage avec ma famille et mes amis. Donc, comme nous n’avons pas la possibilité d’accomplir cette chose en France, je suis obligée de partir à l’étranger et quelque part cette idée me séduit aussi, parce que ça me donne la possibilité d’une escapade avec mes amis qui me donne la joie et qui m’aide à accomplir cette chose-là. Donc, nous partons tous ensemble et je vais accomplir ce dernier voyage et quand j’arriverai là-bas, eh bien ce sera le grand bond.

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14.08.2007

Décès du Docteur Jean Cohen, ancien président de l'ADMD (2001-2005)

e459286e6b2d3a208d324c73e84c30f8.jpgJean Cohen, ancien président de l'ADMD (juin 2001-septembre 2005), médecin-gynécologue, chevalier de la légion d'honneur, est décédé le 4 août dernier à Agadir au Maroc.

Jean-Luc Romero, et les membres du Bureau de l'ADMD ont salué sa disponibilité, son engagement, sa culture et son élégance, qui ont marqué chacun d'entre nous.